Guerre en Iran ou l'explosion des ventes de VO électriques

La guerre en Iran fait exploser les ventes de voitures électriques d'occasion en Europe

Les prix à la pompe flambent depuis le début du conflit au Moyen-Orient, et les automobilistes européens n'ont pas attendu pour réagir. En France, les recherches de voitures électriques d'occasion ont bondi de 91 % en à peine trois semaines. Le gazole dépasse les 2 euros le litre, et visiblement, ça suffit pour que les automobilistes se mettent à regarder sérieusement du côté de l'électrique.

Le gazole a dépassé les 2 euros le litre en moyenne, du jamais vu depuis juillet 2022. Le sans-plomb 95 oscille autour de 1,85 à 1,90 euro, et le prix moyen de l'essence dans l'Union européenne a grimpé de 12 % entre le 23 février et le 16 mars. Du coup, le fameux seuil psychologique des 2 euros est franchi dans plusieurs pays, et ça change tout. Le PDG d'Aramisauto le résume bien : dès que le litre d'essence dépasse les 2 euros, les esprits basculent. Et les chiffres le confirment.

Les plateformes prises d'assaut

Chez Aramisauto, la part des voitures 100 % électriques dans les ventes a quasiment doublé en un mois, passant de 6,5 % la semaine du 16 février à 12,7 % celle du 9 mars. En Allemagne, sur Mobile.de, les recherches de véhicules électriques sont passées de 12 % à 36 % depuis début mars. Sur OLX, c'est +50 % en France et +54 % au Portugal. La Centrale, de son côté, a enregistré une hausse de 91 % des recherches de VE d'occasion entre le 27 février et le 14 mars. Même les constructeurs profitent de la vague : Stellantis annonce +45 % de commandes électriques par rapport à janvier, Ford affiche 42 % de commandes électriques en mars contre 25 % un an plus tôt, et MG revendique 1 700 commandes en mars, soit +31 % par rapport à janvier.

Une question de porte-monnaie


À deux euros le litre, pour une voiture qui consomme sept litres aux 100 km et qui roule 1 000 kilomètres par mois, le budget carburant grimpe à 142 euros. Avec une électrique, on tombe à 65 euros par mois. L'écart est là, et il parle de lui-même. D'autant plus que les prix des VE d'occasion baissent régulièrement depuis deux ans, ce qui rend l'accès à l'électrique bien plus abordable qu'avant. Le marché de l'occasion permet d'éviter le ticket d'entrée du neuf, qui reste un frein pour beaucoup de ménages.

Sur nos îles il est fort à parier que la tendance sera la même avec les nouvelles augmentations du carburant depuis le 1er avril… Pour les concessions qui ont parié sur le 100% électrique neuf ou d’occasion ça tombe pile si je puis dire… Rappelons que depuis le 1er avril 2026, zéro heure, les prix maximums applicables en Martinique seront les suivants :

  • Supercarburant sans plomb : 1,86€/L, soit + 0,17 € par rapport à mars 2026 (1,69 €);
  • Gazole routier: 1,95€/L, soit + 0,31 € par rapport à mars 2026 (1,64 €) ;
  • Bouteille de gaz (de 12,5 kg) : 24,70€, soit + 0,46 € par rapport à mars 2026 (24,24€)

La Martinique, jusqu’alors protégée par le caractère mensuel du mécanisme de révision des prix, sera touchée par ces évolutions à compter du mois d’avril, sous l’effet conjugué de la hausse des cotations internationales et de l’évolution de la parité euro/dollar. Ainsi, les déterminants de l’évolution mensuelle constatée pour le mois d’avril sont :

  • les cours moyens du pétrole brut mer du Nord augmentent de 37,6 % ;
  • les cours moyens de l’essence et du gazole augmentent respectivement de 38,5 % et de 69,4 %. Le gasoil étant le produit le plus demandé, son cours est plus impacté que celui de l’essence.
  • l’évolution de la parité euro/dollar est défavorable : elle passe, en moyenne, de 1,1834 au mois de février 2026 à 1,1566 ce présent mois (- 2,3 %).

L’évolution des prix maximum correspond strictement à l’augmentation des coûts des matières, sans aucune modification des autres composantes du prix, notamment des marges qui demeurent encadrées réglementairement.

Ainsi, la hausse des tarifs du carburant restera inférieure à celle constatée dans l’hexagone. L’approvisionnement du territoire reste par ailleurs pleinement sécurisé. Aucun risque de pénurie n’est à craindre.

La Martinique bénéficiera également du plan national de soutien à l’activité économique. Les TPE/PME du transport routier confrontées à des difficultés économiques majeures bénéficieront d’une aide forfaitaire exceptionnelle pour un coût total estimé de 50 millions d’euros :

  • Cette mesure cible les TPE/PME du transport public routier de marchandises et du transport public routier de voyageurs, justifiant de difficultés de trésorerie majeures liées à la crise ;
  • Cette aide exceptionnelle est estimée à 50 millions d’euros et est limitée au mois d’avril 2026. Elle est équivalente à une aide forfaitaire de 20 c€/L pour les entreprises concernées. Un dispositif de guichet sera mis en place.

Ce plan de soutien immédiat en faveur de l’activité économique s’appuie également sur des mesures en faveur de la trésorerie de tous les acteurs des secteurs directement touchés (agriculture, pêche et transports) :

  • Report de cotisations sociales sans frais ni majoration ;
  • Étalement des échéances fiscales sans frais ni majoration ;
  • Prêts « Boost carburants » opéré par Bpifrance : dédié exclusivement aux TPE, il offre des financements de court terme (1 à 3 ans) jusqu’à 50 000 €.

L’observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) a été informé du projet de révision des prix maxima, préalablement à leur mise en œuvre ;


Source : GTMAG.fr / https://www.martinique.gouv.fr/ / https://www.mac4ever.com/

 

 

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